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Favoriser l’intégration socio-professionnelle des femmes

L’intégration socio-professionnelle des femmes est devenue un objectif institutionnel prioritaire pour l’EVAM, en ligne avec le programme de législature du Canton de Vaud (Axe 3, Point 3.12). Un groupe de travail dédié a été mis en place afin d’identifier les leviers d’action et de déployer des mesures ciblées en faveur des femmes bénéficiaires, en particulier dans le domaine de l’insertion socio-professionnelle. Les travaux conduits ont permis de structurer une approche globale, articulée autour de plusieurs axes complémentaires.

Axes de travail

Participation des bénéficiaires

La participation des femmes à leur parcours d’intégration est renforcée, notamment par une meilleure prise en compte de leurs besoins spécifiques et par la valorisation de leur expérience. Une attention particulière est portée au développement d’espaces d’expression et à des démarches favorisant la co-construction des actions.

À titre d’exemple, au sein des formations (cours de français et programmes de formation et de pratique professionnelle), des dispositifs participatifs ont été instaurés. Des moments de rencontre réguliers dédiés aux femmes sont organisés, ainsi que des groupes de parole co-animés par des participantes, dans le but de favoriser l’expression libre et le partage d’expérience.

Un dispositif de monitoring a également été mis en place pour identifier les femmes inactives ou interrompant leur parcours. L’objectif est de systématiser l’analyse des situations, de répertorier les motifs d’inactivité et de proposer un accompagnement visant à lever les freins identifiés.

L’objectif est d’améliorer l’accès des femmes bénéficiaires à une information claire, ciblée et adaptée à leurs besoins. Le projet central consiste en la création et la publication d’une page web dédiée sur le site internet de l’EVAM. Cette page regroupera diverses ressources utiles, notamment des liens vers des associations d’aide, ainsi que des informations relatives à la santé sexuelle, à la maternité, ou encore aux initiatives et activités spécifiquement pour les femmes.

Des activités collectives sont développées afin de favoriser les interactions sociales, de renforcer les liens avec la population locale et de prévenir les situations d’isolement. Ces actions contribuent à soutenir le processus d’intégration.

À titre d’exemple, plusieurs actions ont été menées dans les domaines Accompagnement des migrants en appartement, Formation et mesures d’intégration et Foyers. Il s’agit notamment d’organiser des activités régionales destinées aux femmes, de créer des espaces conviviaux de rencontre avec la population locale et de développer ou élargir les partenariats avec des associations externes.

Un projet spécifique concerne également les jeunes filles mineures non accompagnées (MNA). L’objectif est d’évaluer leur perception de la prise en compte de leurs besoins et produire une analyse des besoins satisfaits et non couverts.

Plusieurs objectifs ont été définis afin de prendre en compte les besoins spécifiques des femmes dans les structures d’hébergement, en particulier en matière de sécurité, de santé, de lutte contre la précarité menstruelle. Dans cette optique, différentes actions ont été mises en œuvre au sein des foyers, avec par exemple la création d’étages réservés aux femmes et l’aménagement de sanitaires séparés.

D’autres objectifs, qui seront développés en 2026, portent sur la formation des collaborateur·trices à la détection des signes de violence domestique, la mise en place d’un accompagnement sur les questions de contraception, ainsi que la prise en compte de la situation des femmes dans les décisions de placement en lieu d’hébergement.

Le projet vise également à renforcer l’accompagnement des parents dans la recherche de solutions de garde adaptées. Il s’agit d’un levier essentiel pour favoriser l’insertion et le maintien des femmes sur le marché du travail. L’objectif est d’assurer un soutien accru et coordonné entre les domaines concernés afin de limiter les interruptions de participation aux mesures liées à des difficultés de garde.

Cet axe vise à renforcer les compétences internes en matière d’égalité femmes-hommes. L’objectif principal est de proposer, d’ici fin 2026, des formations ou colloques permettant aux collaborateur·trices en contact direct avec les bénéficiaires d’être sensibilisés aux inégalités de genre et aux enjeux transculturels.