En 2025, l’EVAM a poursuivi le renforcement de sa gestion des risques et de son contrôle interne. Plusieurs chantiers structurants ont été menés avec un objectif clair : doter l’établissement d’une vision globale de ses risques et s’assurer que les dispositifs de contrôle en place sont adaptés, efficaces et tracés.
Tout au long de l’année, les travaux nécessaires à l’actualisation de la cartographie des risques de l’EVAM se sont poursuivis. Cette démarche, collaborative par nature et menée par le service Gestion des risques et contrôle interne (GRiCI), a mobilisé l’ensemble des responsables de domaines, d’entités et de pôles de l’établissement.
Dans un premier temps, chaque responsable a été accompagné pour identifier les processus clés de son périmètre et les risques associés. Ce travail a permis de recenser 110 risques couvrant l’ensemble des activités de l’EVAM.
Dans un second temps, le Conseil de direction a procédé à une évaluation collégiale du risque inhérent de chacun de ces 110 risques. Cette évaluation collective garantit une appréciation partagée et cohérente du niveau de risque, en s’appuyant sur l’expertise de chaque membre du Conseil.
Ce travail a permis de faire ressortir les 25 risques les plus significatifs, désormais qualifiés de risques institutionnels. Ces risques feront l’objet d’un suivi renforcé et d’un traitement prioritaire dans les années à venir.
Le Comité d’audit paritaire [1] a pris connaissance de cette cartographie. Sous son impulsion, il a été demandé de produire une cartographie commune avec le Service de la population (SPOP) dont font partie la COASI (Coordination cantonale en matière d’asile) et le BCI (Bureau cantonal pour l’intégration des étrangers et la prévention du racisme), qui tous deux subventionnent les activités de l’EVAM. L’objectif est d’obtenir une vision transversale et intégrée de l’ensemble des risques liés aux missions de l’EVAM et de ses principaux partenaires.
[1] Le Comité d’audit paritaire est composé du directeur de l’EVAM, du chef de Service de la population (SPOP) et de l’adjoint(e) au secrétariat général du département en charge de l’asile préposé(e) aux affaires relatives à l’EVAM, qui assume la présidence du Comité. Le Comité est complété par un représentant du Contrôle cantonal des finances qui siège avec voix consultative.
En parallèle du travail de cartographie, l’EVAM a entrepris la révision des matrices SCI (Système de contrôle interne), outils essentiels pour formaliser et documenter les contrôles en place au sein de l’organisation.
En 2025, 11 matrices SCI qui ont été révisées, couvrant tout ou partie des activités des entités Finances, RH et Systèmes d’information, ainsi que du domaine Assistance. Ce travail de révision a pour objectif de s’assurer que les contrôles décrits sont effectivement appliqués, pertinents et suffisants pour ramener le niveau de risque à un seuil acceptable.
En 2026, cette démarche de révision se poursuivra auprès des autres domaines et pôles de l’EVAM. L’enjeu est double : garantir une maîtrise suffisante des risques pour l’établissement et assurer une traçabilité complète des contrôles mis en œuvre.
C’est le niveau de risque évalué avant la mise en place de toute mesure de contrôle ou d’atténuation. Il reflète l’exposition « brute » de l’organisation à un événement indésirable, en considérant uniquement sa probabilité de survenance et son impact potentiel.
➡ Imaginez un conducteur sur une route de montagne, sans glissières de sécurité, sans panneaux de signalisation et sans limitation de vitesse : le risque d’accident tel quel, c’est le risque inhérent.
C’est le niveau de risque qui subsiste après l’application des mesures de contrôle et d’atténuation. En d’autres termes, c’est le risque auquel l’organisation reste exposée malgré les dispositifs de maîtrise déjà en place.
➡ Des glissières, des panneaux et une limitation de vitesse ont été installés, mais un risque d’accident persiste malgré tout (verglas, fatigue du conducteur) : c’est le risque résiduel.
C’est le niveau de risque que l’organisation accepte de tolérer pour atteindre ses objectifs. Il traduit l’appétence aux risques de l’établissement, c’est-à-dire le seuil au-delà duquel des actions correctives doivent être engagées. Lorsque le risque résiduel dépasse le risque cible, cela signifie que les mesures en place sont insuffisantes et que des actions supplémentaires doivent être prises.
➡ Les autorités routières décident qu’un taux d’accident inférieur à un certain seuil est acceptable : c’est le risque cible. Si, malgré les aménagements, le taux d’accident reste supérieur à ce seuil, il faut renforcer les mesures (radar, éclairage, revêtement antidérapant).