En 2025, l’EVAM a pris une part active à l’accueil, dans le canton de Vaud, de familles arrivées de Gaza dans le cadre du dispositif humanitaire de la Confédération pour permettre à des enfants blessés de recevoir des soins en Suisse. Le canton a ainsi accueilli quatre enfants nécessitant une prise en charge médicale spécialisée, ainsi que leurs proches, soit 24 personnes au total, dont 15 enfants.
Dès l’annonce de leur arrivée, l’EVAM a mobilisé ses équipes afin d’identifier le bon hébergement et d’assurer un accueil coordonné et digne dès le jour d’arrivée. Cela dans un contexte à la fois sensible, urgent et confidentiel. Les patients, accompagnés d’un parent, ont été transférés directement de l’aéroport au CHUV, tandis que les autres membres des familles ont été hébergés par l’EVAM à proximité de l’hôpital, afin de maintenir les liens familiaux et de faciliter les visites. Le premier accueil a nécessité une forte collaboration inter métiers : organisation de l’hébergement, préparation de repas, mise à disposition de vêtements et de biens de première nécessité, avances financières, transports, interprétariat et coordination avec les partenaires médicaux et administratifs.
Au-delà de l’hébergement, c’est surtout le suivi social qui a constitué un axe central de l’intervention de l’EVAM. Comme toute personne en procédure d’asile, ces familles ont bénéficié du cadre ordinaire d’accompagnement, avec toutefois une attention particulière liée à leur parcours, à leur arrivée directe dans le canton sans passage préalable par un centre fédéral, à l’hospitalisation d’un enfant et à la grande vulnérabilité de leur situation. Les assistantes sociales et assistants sociaux ont assuré un rôle essentiel d’écoute, d’explication, de médiation et d’orientation : prise de rendez-vous médicaux et administratifs, accompagnement dans les démarches liées à l’asile, soutien pour comprendre l’environnement et les codes suisses, aide à la gestion du quotidien et repérage des ressources de proximité.
Pour trois familles, cet accompagnement a été renforcé pendant deux mois par un appui éducatif de proximité. Ce soutien concret a permis de travailler l’autonomie dans les déplacements, l’organisation des rendez-vous, la gestion des enfants et la compréhension progressive du cadre de vie. En 2026, la poursuite de la prise en charge médicale ira de pair avec les perspectives d’intégration, de cours de français et, lorsque l’autonomie sera suffisante, d’accès à un logement individuel.