Rechercher

Nominations

En 2025, deux nominations importantes sont intervenues au sein de l’EVAM : celle de Luca Bigger au poste de directeur adjoint en charge des domaines, et celle de Steven Fricaud au poste de responsable du domaine Mineurs non accompagnés (MNA). Ces prises de fonction s’inscrivent dans la continuité des évolutions organisationnelles engagées par l’établissement et accompagnent des secteurs au cœur de ses missions d’accueil et d’accompagnement.

Nomination de Luca Bigger dans la fonction de directeur adjoint

Luca Bigger a été nommé directeur adjoint en charge des domaines et du pôle Placement, avec une entrée en fonction à mi-août 2025.

Entré à l’EVAM en 2022 comme chef d’état-major de la task force Ukraine, il a assuré la préparation de ses travaux ainsi que la coordination entre l’EVAM et les différents acteurs cantonaux concernés par la crise. En parallèle, il a contribué à plusieurs dossiers transversaux de l’établissement, notamment en matière de recherche de solutions d’hébergement.

Après un début de carrière comme employé de commerce au sein du service gérance et hébergement de la FAREAS en 2001, il a exercé comme officier de carrière avant de rejoindre le Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Il y a occupé différentes fonctions, d’abord comme administrateur sur le terrain, en charge des ressources humaines, des finances et des infrastructures, puis dans des fonctions opérationnelles, notamment dans le cadre de visites de détenus ou de projets humanitaires. Il a ensuite exercé des responsabilités d’encadrement d’équipes avant d’occuper des postes de chef des opérations en Afrique et au Moyen-Orient.

Son parcours lui confère ainsi une solide capacité à appréhender des environnements en constante évolution et à accompagner des organisations confrontées à des enjeux humains, logistiques et institutionnels importants.

Luca Bigger

Questions-réponses

Comment expliqueriez-vous votre rôle simplement ?

Dans ma fonction, je contribue au renforcement de la coordination entre les domaines de l’EVAM et accompagne les évolutions de l’établissement en lien étroit avec les équipes et partenaires concernés.

Mon rôle consiste à créer les conditions pour que les différents domaines puissent travailler ensemble de manière fluide, malgré des contraintes parfois importantes ou des priorités différentes. Cela implique d’accompagner les responsables de domaines, d’aider à faire émerger des solutions et, lorsque nécessaire, de prendre des décisions dans les situations les plus complexes. En d’autres termes, il s’agit souvent de mettre de l’huile dans les rouages pour limiter les frictions et permettre à chacun d’avancer vers une mission commune.

La coordination repose d’abord sur une compréhension claire des rôles et des responsabilités de chacun·e. Mais elle dépend aussi beaucoup de la confiance : entre collègues, entre équipes et avec les partenaires. Lorsqu’elle est présente, il devient plus facile de partager les informations, de traiter les désaccords de manière constructive et d’avancer ensemble vers des objectifs communs.
Une organisation fonctionne bien lorsqu’elle atteint ses objectifs tout en préservant suffisamment d’énergie pour que les équipes puissent reconnaître et célébrer ce qui a été accompli. La réussite durable ne repose pas uniquement sur les résultats, mais aussi sur la capacité collective à avancer sans s’épuiser.
Juste avant ma prise de fonction, j’ai eu l’occasion de passer du temps en immersion auprès de plusieurs équipes de l’EVAM. Des collaboratrices et collaborateurs m’ont fait découvrir leur travail quotidien, souvent dans des contextes très différents. J’ai été frappé par le nombre de personnes qui interviennent, à différents moments, sur les mêmes dossiers, chacune avec sa perspective et ses compétences. Malgré des sensibilités ou des contraintes parfois différentes, j’ai été impressionné par la capacité des équipes à œuvrer ensemble vers une même mission. Cette interconnexion entre métiers, équipes et partenaires m’a parfois semblé tenir du miracle.

La randonnée longue distance, souvent en solitaire, est ce qui me permet le plus de me ressourcer. C’est une occasion de contempler la nature, de prendre du recul et simplement de consacrer du temps à la réflexion et à soi-même. J’apprécie également les moments passés en famille ou avec des amis, le plus souvent autour d’une bonne table.

Domaine MNA : nomination de Steven Fricaud

Steven Fricaud a été nommé responsable du domaine Mineurs non accompagnés (MNA).

Il avait rejoint l’EVAM à l’été 2024 afin de piloter la mise en œuvre de la feuille de route MNA. Dans ce cadre, il a contribué à la structuration du domaine et à l’accompagnement des évolutions organisationnelles, dans un contexte marqué par des enjeux importants en matière d’accueil, d’encadrement socio-éducatif et de coordination des dispositifs.

Le domaine MNA accompagnait, à fin 2025, plus de 200 jeunes au sein de 11 structures réparties sur le territoire, grâce à l’engagement de plus de 150 collaboratrices et collaborateurs et l’’appui de nombreux partenaires institutionnels, éducatifs, sanitaires et associatifs.

Fort de plus de vingt années d’expérience dans les domaines de l’aide humanitaire, des droits de l’enfant et de la protection de l’enfance, Steven Fricaud a exercé différentes fonctions de direction au sein de plusieurs organisations, notamment à la Fondation Terre des hommes. Son parcours s’est inscrit dans des contextes souvent marqués par des situations de crise complexes et des déplacements de populations. Il a également été directeur de l’Institut international des droits de l’enfant (IDE).

Son parcours lui confère une connaissance approfondie des enjeux liés aux mineur·es non accompagné·es, ainsi qu’une expérience confirmée du pilotage de dispositifs complexes et du travail en réseau. Dans sa fonction, il s’appuie sur les compétences des équipes et sur la qualité des collaborations avec les partenaires afin de renforcer un accompagnement adapté aux besoins des jeunes.

Steven Fricaud

Questions-réponses

Comment expliqueriez-vous votre rôle ?

Mon rôle consiste à créer les conditions pour que les mineur·es non accompagné·es soient accueilli·es, protégé·es et accompagné·es de manière cohérente et ceci dans un cadre sécurisant. Cela implique de soutenir les équipes, de coordonner et de soutenir l’intervention des partenaires et de veiller à ce que notre action reste centrée sur les besoins, le parcours et les droits des jeunes.

Ce qui m’aide, c’est de revenir à l’essentiel : pourquoi nous faisons ce travail et pour qui nous le faisons. Dans les périodes plus complexes, il est important de garder une vision claire, de s’appuyer sur les équipes, de faire confiance au collectif et de ne pas perdre de vue l’intérêt des jeunes. Le dialogue avec les collègues et les partenaires est aussi un point d’appui très précieux.

Ce qui me surprend encore, c’est la capacité des jeunes à avancer malgré des parcours souvent marqués par des ruptures, des incertitudes et parfois des épreuves très lourdes. Je suis aussi régulièrement impressionné par l’engagement des équipes, leur capacité d’adaptation et leur volonté de trouver des solutions, même dans des situations complexes.

Ce qui demande le plus d’attention, c’est probablement de tenir ensemble plusieurs dimensions : les besoins des jeunes, les réalités du terrain, les attentes institutionnelles, les contraintes organisationnelles et les collaborations avec les partenaires. Il faut constamment chercher le bon équilibre entre le cadre nécessaire, la qualité de l’accompagnement et la capacité à s’adapter aux situations individuelles.

L’essentiel est de reconnaître chaque jeune dans sa singularité, son histoire et ses ressources, sans le réduire à son parcours migratoire ou à son statut administratif. L’accompagnement doit offrir à la fois un cadre protecteur, une présence éducative fiable et des perspectives concrètes pour construire la suite. Il s’agit aussi de permettre aux jeunes de devenir progressivement acteur·rices de leur parcours.

Le festival du court métrage MNA m’a particulièrement marqué. Voir les jeunes présenter leurs films, partager leur regard, leur humour, leur créativité et parfois une part très sensible de leur vécu a été un moment fort. Cela rappelait que l’accompagnement ne se limite pas aux aspects organisationnels ou éducatifs : il s’agit aussi de créer des espaces où les jeunes peuvent s’exprimer, être reconnus et valorisés. 

Je me ressource surtout auprès de ma famille et dans les moments simples du quotidien. J’ai aussi besoin de temps de recul, de lecture, de marche ou d’activités qui permettent de prendre de la distance. Cela m’aide à revenir au travail avec plus de disponibilité et de clarté.